Quelques pensées du Patriarche Cyrille
Posted on 2011.12.18 at 15:44
Notre souci n’est pas de nous préoccuper de nos propres intérêts de clocher, comme semblent le penser la plupart du temps nos ennemis dans leurs commentaires, et ces ennemis, au demeurant, sont aussi très souvent les ennemis de la Russie. Selon eux, les popes feraient ce métier, veuillez excuser ma familiarité, pour mener la belle vie. L’Eglise ne peut pas avoir de belle vie si elle est coupée du peuple parce que l’Eglise n’a pas de réelle propriété qui lui assure des revenus, elle n’a ni entreprise, ni
actions en banque.
Notre existence ressemble à celle de notre peuple.
Si nous réussissons à maîtriser la crise spirituelle de l’homme contemporain, nous avons un avenir.
Si nous n’y parvenons pas, sachons qu’avec l’extinction du fondement spirituel s’éteint la conscience nationale, s’arrête la culture et la transmission ancestrale des valeurs, c’est-à-dire que les critères définissant précisément la notion de « peuple » disparaissent et le peuple se transforme en « une population ».
Et si le peuple disparait, s’il est remplacé simplement par une population, l’idée de savoir à quel état appartient cette population n’est plus primordiale.
Nous avons des territoires immenses, pauvrement peuplés. Il faut que notre peuple augmente en nombre pour que ces espaces considérables soient habités, pour que ce potentiel, avec l’aide de Dieu, s’épanouisse dans toute sa mesure, et seul un homme spirituellement fort peut réussir à atteindre ces objectifs. Le consommateur, choyé par le confort et qui considère le maintien de ce confort et de ce train de vie comme la valeur suprême de son existence, est incapable de grandes actions. Aujourd’hui, beaucoup de gens ne comprennent même pas ce que signifie le terme « grandes actions » mais pour nous la mise en valeur de la Russie, les changements de vie en Russie ce sont précisément les grandes actions de notre génération.
Cyrille, Patriarche de Moscou et de toutes les Russies,
Source : ВЗГЛЯД - «Простите, грубо скажу», 3 novembre 2011
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Notre existence ressemble à celle de notre peuple.
Si nous réussissons à maîtriser la crise spirituelle de l’homme contemporain, nous avons un avenir.
Si nous n’y parvenons pas, sachons qu’avec l’extinction du fondement spirituel s’éteint la conscience nationale, s’arrête la culture et la transmission ancestrale des valeurs, c’est-à-dire que les critères définissant précisément la notion de « peuple » disparaissent et le peuple se transforme en « une population ».
Et si le peuple disparait, s’il est remplacé simplement par une population, l’idée de savoir à quel état appartient cette population n’est plus primordiale.
Nous avons des territoires immenses, pauvrement peuplés. Il faut que notre peuple augmente en nombre pour que ces espaces considérables soient habités, pour que ce potentiel, avec l’aide de Dieu, s’épanouisse dans toute sa mesure, et seul un homme spirituellement fort peut réussir à atteindre ces objectifs. Le consommateur, choyé par le confort et qui considère le maintien de ce confort et de ce train de vie comme la valeur suprême de son existence, est incapable de grandes actions. Aujourd’hui, beaucoup de gens ne comprennent même pas ce que signifie le terme « grandes actions » mais pour nous la mise en valeur de la Russie, les changements de vie en Russie ce sont précisément les grandes actions de notre génération.
Cyrille, Patriarche de Moscou et de toutes les Russies,
Source : ВЗГЛЯД - «Простите, грубо скажу», 3 novembre 2011
